13.01.2018, 00:01

Ils investissent pour notre bonheur

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 13.01.2018, 00:01 Ils investissent pour notre bonheur

NEUCHÂTEL Plus de 200 millions sur quatre ans pour faire resplendir le chef-lieu.

210 millions de francs d’investissements pour les années 2018 à 2021, dont les trois quarts autofinancés. En présentant hier son programme politique quadriennal et la planification des dépenses d’investissement, la Ville de Neuchâtel a voulu marquer les esprits avec ce chiffre, en forte hausse par rapport à la précédente...

210 millions de francs d’investissements pour les années 2018 à 2021, dont les trois quarts autofinancés. En présentant hier son programme politique quadriennal et la planification des dépenses d’investissement, la Ville de Neuchâtel a voulu marquer les esprits avec ce chiffre, en forte hausse par rapport à la précédente période.

Ambitieux, le Conseil communal de la Ville de Neuchâtel se pose en antidote à la sinistrose ambiante. Loin, très, très loin de l’image que dégage le canton de Neuchâtel, aujourd’hui privé de budget de fonctionnement. «Nous avons su constituer des réserves pendant les belles années afin de pouvoir investir», s’excuse presque Thomas Facchinetti. «Nous voulons donner envie à la population, malgré la politique cantonale», corrobore Violaine Blétry-de Montmollin. «Nous voulons amener de l’enthousiasme en ville de Neuchâtel. Si nous n’évoquons que des économies, nous allons frustrer tout le monde», soutient Christine Gaillard. «Nous prévoyons d’augmenter la dette... Pas pour fonctionner, mais pour investir et ainsi conserver la valeur des biens de la Ville», argumente Fabio Bongiovanni.

Cinq tableaux

Les conseillers communaux disent ne pas vouloir foncer tête baissée. Ils n’ont pas non plus établi une liste à la Prévert, comme lors du précédent programme politique, forte de 241 mesures (dont 213 réalisées ou en cours), pour un montant brut de 152 millions.

Pour définir les priorités et les différents critères qui présideront aux réalisations à mener, la Ville s’est associée à l’Institut de management des villes et du territoire (IMVT). Avec cet organe de la Haute Ecole de gestion-Arc, cinq tableaux principaux ont été définis, sans pour autant renier les trois principes stratégiques que sont le renforcement de la cohésion et de la citoyenneté, la promotion du rayonnement de la ville et le développement économique durable.

Les chapitres retenus par l’exécutif sont intitulés: «Esprit ouvert» pour marquer la volonté de multiplier les partenariats, dont un projet de fusion avec d’autres communes (limitrophes, voire plus); «Echappées bleues» pour mettre en évidence l’eau et le réaménagement futur des Jeunes-Rives; «Evasion fantastique» pour réaffirmer la valeur touristique de Neuchâtel, avec notamment le festival Nifff ou le projet de réhabilitation de la tour des Prisons en lieu culturel. «Communauté vivante» pour aménager des lieux de détente, densifier qualitativement la ville ou mettre sur pied des assemblées citoyennes. Et «Economie créative» pour promouvoir les compétences technologiques et encourager l’innovation.

Ce vaste programme prend résolument le contre-pied «d’un contexte financier cantonal délicat», relève Fabio Bongiovanni. «Nous avons un rôle moteur à jouer dans l’agglomération et au niveau cantonal. Nous assumons nos responsabilités de façon à donner envie au travers d’investissements conséquents et avec une vision positive de la Ville de Neuchâtel à l’horizon 2030», relève le président de commune.

A deux sur un dossier

Nouveauté parmi les nouveautés du programme quadriennal 2018-2021, les conseillers communaux travailleront en binôme sur les projets à développer. Cette démarche sera présentée lundi soir au législatif, lors de la séance du Conseil général. A cette occasion, l’exécutif décortiquera son programme politique et d’investissements, soit un cahier d’une cinquantaine de pages.

On y lit notamment que le Conseil communal a rencontré les quatre groupes politiques aux affaires afin d’appréhender les attentes de chacun. Le document dresse aussi une liste des forces et faiblesses du chef-lieu pour attirer de nouveaux résidents – les statistiques montrent que la ville se peuple de pendulaires durant la journée. Parmi les avantages, les édiles relèvent des éléments comme le positionnement géographique ou un encadrement performant. Au rang des faiblesses à corriger: le peu de zones à bâtir, le poids des impôts d’un canton en crise, la mobilité douce ou les problèmes de circulation.


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