20.02.2012, 13:44
Relève académique et nouvelles façons d'apprendre à l'Unil
Université de Lausanne
L'Internef sur le campus de l' Université de Lausanne après une conférence de presse de la nouvelle Direction de l'Unil sur son plan d'intentions pour la période 2012-2016.
© KEYSTONE
L'Université de Lausanne (UNIL) a présenté aujourd'hui son plan d'intentions pour 2012-2016. Elle va fournir un effort particulier sur la relève académique et les nouvelles façons d'apprendre tout en renforçant son positionnement suisse et international.
Chaque cinq ans, l'UNIL doit produire une vision stratégique qui se sera soumise aux autorités politiques, a expliqué le recteur Dominique Arlettaz. Parmi les nombreux objectifs fixés, certains seront particulièrement mis en exergue durant la prochaine période.
A commencer par la relève académique, autrement dit «sur ce qui se passe après le doctorat» à un moment qui peut être «extrêmement difficile à gérer», a souligné le recteur. Fini le temps du doctorant solitaire, travaillant sans contact autre qu'avec son mentor, a expliqué Franciska Krings, vice-rectrice chargée de ce domaine.
Aujourd'hui, le doctorant travaille en réseau, doit cultiver ses contacts et être intégré dans la faculté, cultiver le débat dans «une ambiance multiculturelle», a noté la responsable.
Pour soutenir cette conception, «une école doctorale» se met en place, autrement dit des programmes de soutien méthodologique qui doivent favoriser à terme «l'insertion sur le marché du travail».
«Traquer les mauvaises raisons»
Parmi les autres points forts, l'UNIL va développer les innovations pédagogiques placées sous l'esprit de l'ouverture et de la réussite. Danielle Chaperon, vice-rectrice chargée de l'»enseignement et affaires étudiantes», veut «traquer les mauvaises raisons» de ne pas commencer des études, de ne pas les réussir, de ne pas les continuer, de ne pas les recommencer, de ne pas les reprendre ou de ne pas changer de voie.
Pour tous ces cas de figure, l'UNIL entend innover, bousculer les mentalités et lutter contre de nombreux déterminismes. A titre d'exemple, la vice-rectrice a rappelé qu'un double échec signifiait aujourd'hui la fin des études «pour toute la vie».
Il faut réfléchir «à un système de prescription» qui permettrait de se lancer à nouveau dans une formation universitaire plus tard dans son existence.
Unique en Europe
Au niveau du positionnement de l'UNIL, Dominique Arlettaz a mentionné l'installation dans le bâtiment Géopolis du Centre de compétence en analyse de surface des matériaux (CASA). Doté de sondes ioniques très performantes, ce pôle, unique en Europe, sera un attrait supplémentaire du campus.
Les Sciences du sport devraient connaître un très fort développement pour devenir un centre d'envergure internationale, avec une dizaine de professeurs d'ici 2016, a déclaré le recteur. L'Institut des sciences du mouvement et de la médecine du sport de l'Université de Genève sera transféré à Lausanne.
Croissance continue
L'UNIL, qui veut être un modèle de campus durable, comptait 12'242 étudiants à la rentrée 2011 contre 9868 en 2001. Chaque année, la croissance est de quelque 300 élèves soit la taille d'un grand auditoire, a encore relevé Dominique Arlettaz. Sur 1871 doctorants, 70% viennent d'une université étrangère ou d'une autre université suisse.
Source: ATS
