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21.02.2012, 21:00
Une juge de New York regrette le «cirque» de la comparution de DSK

Une juge de New York regrette le «cirque» de la comparution de DSKJudiciaire

La juge chargée de l'affaire DSK n'aurait pas dû autoriser autant de journalistes à suivre son audience, transformée en «cirque», selon elle.

La juge américaine ayant ordonné le maintien en détention de Dominique Strauss-Kahn en mai, lorsqu'il était soupçonné du viol de Nafissatou Diallo, estime avoir commis une «grossière erreur». Elle n'aurait pas dû autoriser autant de journalistes à suivre son audience, transformée en «cirque», selon elle.

«J'aurais mieux fait de n'autoriser qu'un seul photographe et un seul caméraman...  afin d'éviter tout ce cirque», déclare la juge de la Cour criminelle de New York Melissa Jackson, dans l'ouvrage «DSK,  16 mai 2011» de François Dufour qui doit paraître en mars en France.

«En tant que juge, c'est la première fois que je permets à une équipe de télé de pénétrer dans une salle d'audience de ce  tribunal», assure cette magistrate. Elle refusa lors de cette audience la libération sous caution de l'ex-patron du FMI lors de la retentissante audience du 16 mai 2011.

Il s'agissait de sa première comparution devant un tribunal dans cette affaire. «J'étais sous pression (...) J'ai donc laissé entrer sept photographes. Je ne me doutais pas qu'ils allaient faire autant de bruit», ajoute-t-elle, admettant avoir fait preuve «d'un manque d'expérience certain».

Pas de traitement spécial

«Je voulais vite en terminer car j'avais énormément de comparutions prévues ce jour-là», assure-t-elle également. Et la  juge d'affirmer qu'elle ne «savait rien de l'affaire DSK avant l'audience».

«Je ne l'ai pas traité différemment des autres. C'est une grave décision que de priver quelqu'un de liberté! C'est un choc d'être envoyé en prison, et plus encore quand on se trouve dans un pays  étranger. Aussi ne doit-on pas prendre ce type de décision à la légère», détaille la juge.

Dans cet ouvrage, Mme Jackson défend son refus de le libérer sous caution. Elle affirme notamment que la solution des bracelets électroniques proposée ne lui semblait pas «fiable».

DSK sera finalement libéré sous caution et assigné à résidence lors d'une autre audience à New York, le 19 mai, avant l'abandon des poursuites pénales contre lui le 23 août en raison des doutes sur la crédibilité de la plaignante, femme de chambre au Sofitel. Une procédure au civil est toujours en attente à New York.

Source: ATS