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20.02.2012, 09:31
Arrivée des inspecteurs de l'AIEA pour deux jours à Téhéran

Arrivée des inspecteurs de l'AIEA pour deux jours à TéhéranNUCLEAIRE IRANIEN

"Dans ces négociations, nous cherchons une issue à l'actuelle crise du nucléaire iranien, de sorte que tout le monde soit gagnant", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi.

Une équipe d'inspecteurs de l'AIEA est arrivée lundi matin à Téhéran pour discuter du programme nucléaire iranien.

La veille, la république islamique a décidé de ne plus vendre de brut à la France et à la Grande-Bretagne, apparemment en représailles aux sanctions de l'Union européenne.

C'est dans ce contexte tendu que les cinq inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) vont, durant deux jours, discuter du programme nucléaire iranien que les Occidentaux juge mené à des fins militaires.

Les négociateurs font preuve de peu d'optimisme sur les chances de progrès dans ces nouveaux entretiens avec l'Iran. "Je reste pessimiste quant à l'idée que l'Iran fasse preuve de la coopération substantielle nécessaire", a commenté l'un des émissaires à Vienne.

Malgré tout, ces discussions seront suivies avec attention car elles peuvent renforcer l'actuelle impasse ou déboucher sur un apaisement des tensions.

"Dans ces négociations, nous cherchons une issue à l'actuelle crise du nucléaire iranien, de sorte que tout le monde soit gagnant", a commenté, dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par la télévision nationale.

Les Occidentaux n'excluent pas l'idée d'un recours à la force contre l'Iran, la question du programme nucléaire étant une source profonde d'inquiétude en Israël. L'armée américaine estime toutefois qu'une attaque militaire contre l'Iran est "prématurée", les intentions de la république islamique de se doter de la bombe atomique n'étant pas, selon elle, avérées pour l'instant.

Embargo pétrolier

Les Européens avaient décidé le mois dernier d'imposer un embargo sur le pétrole iranien à compter du 1er juillet et l'Iran avait répliqué en menaçant de fermer le détroit d'Ormuz.

Dimanche, le ministère iranien du Pétrole a accentué la tension avec les Occidentaux en annonçant l'arrêt des ventes de brut à la France et à la Grande-Bretagne. "Les exportations de brut à destination de compagnies britanniques et françaises ont été stoppées. Nous vendrons notre pétrole à de nouveaux clients", a précisé Alireza Nikzad, porte-parole du ministère.

Source: ATS/AFP