19.06.2017, 00:01  

Le PLR prend la main à la Béroche

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Le bureau de dépouillement était localisé hier à la salle de gymnastique de Bevaix, le plus grand village de La Grande Béroche, qui sera toutefois peu représenté dans le futur législatif.

 19.06.2017, 01:13   Le PLR prend la main à la Béroche

ÉLECTIONS COMMUNALES La droite rafle 19 sièges sur 41. L’Entente fera bascule.

La commune de La Grande Béroche aura une majorité de droite pour son entrée en souveraineté le 1er janvier prochain. Les premières élections de la nouvelle commune, qui se sont tenues hier, donnent la main au Parti libéral-radical, qui remporte 19 sièges des 41 du futur législatif. Les vainqueurs...

La commune de La Grande Béroche aura une majorité de droite pour son entrée en souveraineté le 1er janvier prochain. Les premières élections de la nouvelle commune, qui se sont tenues hier, donnent la main au Parti libéral-radical, qui remporte 19 sièges des 41 du futur législatif. Les vainqueurs ratent toutefois de peu la majorité absolue.

«Nous sommes très contents mais nous aurions bien aimé deux sièges de plus. C’est le seul petit bémol», réagit Véronique Schumacher, présidente de la section locale du PLR. Son parti devra donc réunir des majorités pour faire passer des projets, sans que cela ne fasse peur à la responsable. «Nous allons travailler tous ensemble pour la grande commune.»

Deuxième force de la nouvelle commune, les socialistes avouent une certaine déception. «On espérait toujours avoir plus de sièges, mais la Béroche est un terreau libéral. On savait déjà qu’on allait perdre des plumes», dit Nicole Humbert-Droz, présidente de la section.

Ses alliées verts, eux, réalisent, avec cinq sièges, un «résultat très raisonnable», selon leur président, Arvind Shah. Lequel estime que «la bonne implantation du parti à Bevaix» lui a permis de résultat.

Un rôle crucial pour l’Entente

Additionnés aux cinq sièges écologistes, les dix fauteuils socialistes «offrent sur un plateau le rôle d’arbitre à l’Entente», estime Nicole Humbert-Droz. Un rôle qui satisfait Jean Bergamin, président de la formation. «On va faire la bascule. Nous sommes satisfaits. Nous imaginions à l’origine neuf sièges, mais finalement le seul bémol, c’est que nous n’avons aucun élu à Bevaix. Nous devrons travailler pour éviter une démobilisation dans ce village.»

Bevaix sera d’ailleurs très mal représenté en général dans les nouvelles autorités, avec quasiment autant d’élus que Montalchez, un village pourtant quinze fois plus petit (lire ci-dessous).

La première tâche du nouveau Conseil général sera d’élire un exécutif. Agendée au 16 août, cette séance devrait voir le PLR réclamer deux, voire trois sièges. «Nous avons notre assemblée générale ce mardi», indique Bernard Schumacher, qui note que neuf personnes se sont déclarées pour un poste au Conseil communal au sein de sa formation.

A gauche, les Verts ne devraient pas envoyer de candidats. «La plupart de nos élus sont déjà très occupés», remarque Arvind Shah. Les socialistes possèdent, eux, cinq candidats à l’interne et vont décider s’ils revendiquent un ou deux sièges à l’exécutif prochainement. L’Entente entend s’accaparer un siège également. «Nous estimons que ce serait logique au vu des votes», dit Jean Bergamin.

Une déception pour finir. Pour ses premières élections, la nouvelle commune n’a attiré qu’un électeur sur trois aux urnes. Le taux de participation s’est en effet arrêté à 33,5%. Bien maigre pour un tel premier rendez-vous.

Bevaix mal représenté

Avec sept élus, Bevaix sera statistiquement peu représenté au sein des nouvelles autorités de La Grande Béroche. Avec ses quelque 3800 habitants, le village représente 42% de la population de la nouvelle commune. Rapporté aux 41 sièges du législatif, cela aurait fait 17 strapontins. A l’inverse, avec ses six élus, Montalchez – la plus petite commune avec 239 habitants – fait très fort, tout comme Gorgier-Chez-le-Bart avec ses 14 élus, village le plus représenté devant Saint-Aubin-Sauges (9). Avec les deux élus de Vaumarcus et les trois de Fresens, il n’aura pas été nécessaire de faire usage de la règle du siège garanti aux anciennes communes.

Au niveau des personnes, le libéral-radical de Fresens Thierry Pittet a réalisé le meilleur score. La socialiste Florence Nater ou la Verte Veronika Pantillon ont tiré leurs listes vers le haut, tandis que les députés Jean Fehlbaum et Bernard Schumacher ont été élus.

A l’inverse, plusieurs notables ratent leur élection, comme le conseiller communal de Bevaix Nicolas Stucki ou l’un des principaux opposants à la fusion Cédric Weber (Entente).


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