13.10.2017, 00:01  

«Grosses erreurs» policières

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 13.10.2017, 01:24   «Grosses erreurs» policières

Par ats

ATTENTAT DE BERLIN Un rapport épingle les forces de l’ordre.

L’auteur du rapport d’enquête mené sur l’attentat djihadiste du marché de Noël de Berlin estime que «de grosses erreurs ont été commises, alors qu’elles n’auraient jamais dû l’être». Bruno Jost, hier, à Berlin, a pointé les erreurs de la police et de la justice. Revendiquée par Daech, l’attaque au camion-bélier avait fait 12 morts le...

L’auteur du rapport d’enquête mené sur l’attentat djihadiste du marché de Noël de Berlin estime que «de grosses erreurs ont été commises, alors qu’elles n’auraient jamais dû l’être». Bruno Jost, hier, à Berlin, a pointé les erreurs de la police et de la justice. Revendiquée par Daech, l’attaque au camion-bélier avait fait 12 morts le 19 décembre dernier. Selon Bruno Jost, elle aurait pu être évitée plusieurs mois auparavant. Ancien procureur fédéral, il avait été chargé de faire la lumière sur les raisons qui ont empêché la police d’intercepter Anis A., avant l’attentat, alors que ce Tunisien de 24 ans a été surveillé.

Son rapport porte sur les dysfonctionnements au sein de la police et du parquet. Il pointe des services de la criminelle berlinoise incapables d’assurer la surveillance d’islamistes potentiellement dangereux comme Anis A..

Ce dernier n’a ainsi été surveillé que quelques semaines, note Jost: «Toutes les observations se sont limitées aux jours ouvrés (...), même pendant les semaines où Anis A. était placé en tête de liste des islamistes potentiellement dangereux. Le week-end et les jours fériés, il n’y avait aucune surveillance». D’autres polices sont aussi visées. Ainsi, selon l’enquêteur, Anis A. avait été interpellé fin juin à Friedrichshafen (sud-ouest) en possession de deux faux passeports italiens, mais avait été relâché.

«Tout ce qui pouvait être mal fait l’a été», a martelé Bruno Jost, dont le rapport intermédiaire rendu en mai avait accusé la police berlinoise d’avoir falsifié un document qui aurait pu conduire à l’arrestation avant l’attentat. Selon «Der Spiegel», «plusieurs passages» relatifs à ces suspicions ont été biffés dans le rapport final en raison de l’enquête en cours contre les agents soupçonnés. ats


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