13.06.2017, 00:01  

Bombardier dégagera ses temporaires d’ici fin 2018

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A la fin de l’année prochaine, il ne devrait plus rester beaucoup d’employés temporaires  sur le site de Bombardier à Villeneuve.

 13.06.2017, 00:01   Bombardier dégagera ses temporaires d’ici fin 2018

Par Jérôme Cachin

CONSTRUCTION FERROVIAIRE - Difficile de demander un plan social pour des employés temporaires, licenciés par tranches.

Le tableau des suppressions d’emplois se précise un peu chez Bombardier à Villeneuve. «D’ici à la fin 2018, 480 postes occupés par des temporaires seront supprimés», articule Carlo Carrieri, secrétaire syndical Unia Vaud. Ces suppressions de postes se feront par tranches.

A la fin, il ne devrait plus rester grand-chose de la foule des employés temporaires travaillant pour le groupe...

Le tableau des suppressions d’emplois se précise un peu chez Bombardier à Villeneuve. «D’ici à la fin 2018, 480 postes occupés par des temporaires seront supprimés», articule Carlo Carrieri, secrétaire syndical Unia Vaud. Ces suppressions de postes se feront par tranches.

A la fin, il ne devrait plus rester grand-chose de la foule des employés temporaires travaillant pour le groupe canadien à Villeneuve. A moins que de nouvelles commandes arrivent. Ils sont un peu plus de 500 aujourd’hui à y être sous contrat à durée déterminée. Sur le site zurichois, peu de temporaires seraient touchés. L’essentiel des suppressions de postes se ferait parmi les employés fixes (voir ci-dessous).

Rencontre avec le personnel jeudi?

Hier, quatre jours après l’annonce de la suppression de 650 postes sur les 1300 que compte le groupe Bombardier en Suisse, les représentants du syndicat Unia ont rencontré la commission du personnel à Villeneuve. Un représentant des ressources humaines de Bombardier était présent lors de la réunion, mais pas de représentants de la direction. Carlo Carrieri dit espérer une rencontre avec l’ensemble du personnel du site chablaisien jeudi. Cette assemblée devrait se tenir ailleurs qu’à l’usine.

«Aujourd’hui, nous voulons discuter de la manière de sauver des places pour les employés fixes», assure le syndicaliste. «C’est ensuite que nous discuterions d’un éventuel plan social.» Le syndicat n’a pas encore pris langue avec le Conseil d’Etat vaudois, qui ne fait plus de commentaires depuis vendredi. Mais ce rendez-vous serait imminent. Unia a en revanche rencontré une première fois la direction, vendredi, et aucun nouveau rendez-vous n’est prévu avec cette dernière.

Unia se trouve face à deux catégories distinctes: les fixes et les temporaires. Chez les premiers, une trentaine de postes sont voués à disparaître à Villeneuve, soit environ un dixième de leur effectif. Selon la législation, il est prévisible qu’un plan social doive être conclu. En revanche, pour les temporaires, la situation est bien plus incertaine. «Il s’agit d’une situation inédite», observe Carlo Carrieri. «Un tel licenciement collectif, avec autant d’employés temporaires, est sans doute une première. Nous avons demandé à notre service juridique d’examiner la jurisprudence pour savoir si un plan social est possible pour les temporaires.»

Si les employés temporaires font massivement les frais de la restructuration de Bombardier, c’est qu’ils constituent l’essentiel de la force de travail du site de production: près des deux tiers. «Je crois que c’est un record dans le secteur industriel», avance Carlo Carrieri. «Je ne connais aucune entreprise qui a une proportion d’employés temporaires plus grande.» La réunion de jeudi devrait clarifier le rôle du syndicat, puisqu’il permettrait à l’assemblée des employés de voter un mandat. «Beaucoup des employés temporaires sont membres d’Unia, même parmi les frontaliers, qui représentent de 20 à 25% du total. Mais nous ne faisons pas de différence entre ceux qui résident en Suisse et les frontaliers.»

Crues et décrues

Chez Bombardier, la forte hausse du nombre d’employés temporaires est due au rattrapage du retard pris dans la «commande du siècle» d’une soixantaine de trains Twindex à deux étages pour les CFF. Crues et décrues de cette catégorie de personnel suivent ainsi les besoins de production. C’est dire que les décisions des compagnies helvétiques sont déterminantes. Après la commande des Twindex, en 2010, plusieurs compagnies régionales (MBC, Travys, MOB, TPF) ont préféré son concurrent helvète Stadler, en 2013. Désormais, les CFF sont attendus au contour pour une commande de plusieurs dizaines de trains supplémentaires.


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